La lettre ouverte

Le 13 février , l’Afipa lance : « Selfcare et automédication ne sont pas des gros maux ».
Avec cette posture décomplexée, nous voulons combattre les idées reçues sur ce thème et valoriser le selfcare pour ce qu’il est : un atout majeur de santé publique. Notre ambition c’est qu’enfin le selfcare, à travers le développement de l’automédication, soit intégré aux programmes politiques !

Un dispositif multi-supports soutient cette opération avec

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L’envoi nominatif aux équipes de campagne et aux contacts politiques clefs

d’une lettre ouverte et d’une boite de médicament factice accompagnée d’une notice reprenant les messages de l’Afipa.

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La publication

dans le Parisien et le Figaro de cette lettre ouverte.

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Une campagne audio pédagogique

pour sensibiliser les Français à l’automédication.

L’interview de Dominique Giulini, Président de l’Afipa

Dominique Giulini, moins d’un an après la publication du manifeste pour le développement du selfcare en mars 2016, vous organisez une nouvelle action d’envergure. Pouvez-vous nous expliquer en quoi elle consiste ?

Le 13 février, l’Afipa a lancé une grande opération de communication. Celle-ci comprend plusieurs volets. La première action consiste en l’envoi d’une lettre ouverte et d’une boite de médicament factice à l’ensemble des acteurs clefs de notre système de santé. Evidemment, en cette année éminemment politique, les équipes de campagne sont des interlocuteurs privilégiés. Parallèlement, nous avons mis en place une campagne d’information grand public sur l’automédication responsable qui sera diffusée du 13 au 24 février sur les ondes de 1 000 radios et webradios en métropole et dans les DROM-COM.

Pour vous, quels en sont les principaux objectifs ?

Cette opération signe véritablement l’entrée en campagne de l’Afipa en ce début 2017. Nous voulons faire de l’automédication responsable, et plus largement du selfcare, un thème du débat électoral pour l’inscrire dans l’agenda politique. Le dernier mandat a été marqué par un certain immobilisme et même une grande frilosité en la matière. Il est temps que cela change ! L’objectif de cette opération est donc tout naturellement d’interpeler, en premier lieu les présidentiables, mais aussi l’ensemble de décideurs politiques et des parties prenantes du secteur de l’intérêt de l’automédication responsable et du selfcare pour la collectivité. Notre ambition est bel et bien d’éveiller les consciences ! La campagne d’information grand public est complémentaire de cette action politique car elle répond à un objectif de sensibilisation des citoyens à la santé. Nous savons bien que toute réforme qui va dans le sens de l’autonomisation de l’individu dans la prise en charge de santé n’est pas envisageable sans formation. Or, à l’heure actuelle, cette volonté d’être acteur de santé est une réalité, il faut donc l’accompagner.

Justement, vous affirmez que l’automédication, le selfcare ne sont pas des « gros maux », vous avez donc choisi une communication quelque peu décalée… Pourquoi ?

Dans le cadre de cette opération, nous avons souhaité combattre les idées reçues – malheureusement encore trop répandues sur l’automédication mais aussi sur le selfcare – pour mieux expliquer ces notions. Nous avons fait le pari de l’humour mais aussi de la pédagogie en expliquant pourquoi ces affirmations étaient fausses et même dommageables pour la collectivité.

Pouvez-vous nous donner des exemples de ces idées reçues ou ces incongruités que vous combattez ?

On peut par exemple citer l’idée que les médicaments disponibles sans ordonnance ne sont pas efficaces, ce qui est faux, ou encore le fait que certains médicaments sont disponibles chez nos voisins européens et pas en France sans justification de santé publique.

Concrètement, qu’attendez-vous des responsables politiques à l’issue de cette opération ?

Nous attendons une réelle prise en compte de l’automédication responsable et du selfcare dans la stratégie de santé. Il s’agit d’atouts absolument indéniables pour notre chaine de soins ! Pourtant, l’automédication reste le parent pauvre de notre système de santé alors même que son développement permettrait une meilleure organisation de la chaîne de soins et d’importantes économies pour la Sécurité sociale. Tous ces bénéfices ont été clairement démontrés dans notre manifeste. Il importe donc que la future équipe gouvernementale, et plus particulièrement le ou la future Ministre de la Santé, intègre le développement de l’automédication responsable à son programme de réformes.

Dominique Giulini, Président de l'Afipa